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« Un peu  gauche » ; « construits de clichés, de passages obligés du cinéma indépendant anglo-saxon quand il s’intéresse à la beauté et la douleur de l’adolescence. » Ce sont globalement les critiques négatives du film « Le monde de Charlie ».

Les critiques positives vont souligner la « sincérité » du film, la révélation Logan Lerman dans le rôle de Charlie et le talent magnétique d’Ezra Miller.

Le film est cependant quelque peu cliché dans l’image donnée des personnages, adolescents en marge de la masse lycéenne. On le sent dans leur rapport à la musique, le quasi-culte portée par l’une d’entre elle au film Rocky Horror Picture Show, leur côté malin mais lucide propre au cinéma indé. C’est assez compréhensible, vu l’image généralement véhiculée de l’adolescence par le cinéma américain. Un extrême donne naissance à un autre.

Et pourtant, ça fonctionne. L’adolescence n’est-elle pas elle-même excessive ? Si Charlie, n’a pas la force et l’originalité de Juno, on se laisse tout de même prendre par cette histoire dont l’essentiel réside dans l’émotion. Le choix des acteurs n’est pas si évident. Comme le soulignait très justement elsaguippe sur son blog (excellent article par ailleurs) : « L’idée de mélanger de jeunes égéries du cinéma US indépendant et des acteurs de série doués mais pas encore assez bankable pour se voir offrir des premiers rôles au cinéma (Paul Rudd et Kate Walsh) explique en grande partie la réussite du film. ». Et le trio Logan Lerman, Ezra Miller et Emma Watson est tout simplement rafraîchissant.

Quant à Emma Watson, si attendue, elle sait se défaire sans la moindre difficulté de son personnage d’Hermione Granger. Bien qu’elle soit apparue dans My week with Marylin, on a l’impression de la découvrir. Emma a la chance d’avoir une classe naturelle et du style. Charmante, même si son jeu mérite d’être plus étoffé, elle est réellement touchante. C’est donc une Emma Watson qui titille notre curiosité et qui se fait désirer. Héroïne du dernier film de Sofia Coppola : The Bling Ring, à l’affiche du  prochain Darren Aronofsky -Black Swan-, on est bluffé par son habileté à choisir ses films et à se faire progressivement une place parmi les grands du 7ème art.

C’est un film qui ne laisse pas indifférent. Et si vous n’êtes pas narquois, voir moqueur vis-à-vis de l’immensité étrange de l’adolescence, vous serez obligatoirement touché par cette histoire si simple. Et vous ne vous arrêtez plus d’écouter Heroes de David Bowie.  

#perksofbeingawallflower

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2 réflexions sur “#perksofbeingawallflower

  1. jaaamju dit :

    A reblogué ceci sur and commented:
    Un film génial, habilement critiqué sans exagération par l’Interrupted Woman ! A lire d’urgence !

  2. sixteenthvision dit :

    A reblogué ceci sur sixteenthvision and commented:
    Même plus besoin de faire de critiques, les pineco’ s’en chargent aussi !

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